11 septembre 2025
Le Sonneur à ventre jaune est un petit crapaud protégé qui doit son nom à son chant « hou hou » lors de la période de reproduction (avril à septembre) et à son ventre marbré de taches jaunes et noires. Comme une empreinte digitale, chaque individu possède un motif unique, permettant de les reconnaître d’une année sur l’autre.
Un crapaud amateur des milieux forestiers humides
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Sonneur à ventre jaune en Forêt d’Orient.
En hiver, comme beaucoup d’autres amphibiens, le Sonneur à ventre jaune se cache sous des souches, des feuilles ou dans de petites anfractuosités pour se protéger du gel.
Au printemps et en été, il rejoint mares temporaires, fossés ou ornières en eau pour se reproduire. Des habitats souvent méconnus ou peu appréciés du grand public, mais qui sont en réalité de véritables réservoirs de biodiversité.
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Zones d’ornières en eau en Forêt d’Orient, site de reproduction du Sonneur à ventre jaune.
Un suivi annuel de l’espèce au sein de deux des sites Natura 2000 animés par le PNRFO
Dans le PNRFO, un protocole de capture-marquage-recapture (CMR) est utilisé : les sonneurs sont capturés sur leurs sites de reproduction, photographiés, puis relâchés immédiatement. Grâce à un logiciel, les photos sont comparées afin d’identifier les individus suivis au fil des ans.
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Sonneur à ventre jaune durant le processus CMR.
Pour rappel : tous les amphibiens sont protégés sur le territoire français. Il est interdit de les manipuler sans dérogation spéciale.
Certains individus sont observés depuis plus de 14 ans, preuve de la longévité remarquable de cette petite espèce ! Ce suivi permet de savoir si les populations se portent bien en regardant la mortalité la production de nouvelles générations.
La météo et la qualité de l’habitat sont essentielles pour cet amphibien, car les premiers stades de vie (œufs et têtards) demandent que les ornières restent en eau, et suffisamment chaudes, pour favoriser leur croissance.
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Oeufs du Sonneur à ventre jaune. ![]()
Têtard de Sonneur à ventre jaune.
Depuis plusieurs années, le parc et les agents forestiers mettent en place des stratégies pour concilier exploitation forestière et maintien, voire amélioration des populations de cette espèce protégée.
Un stage reconduit tous les ans pour aider au suivi
Le PNRFO accueille chaque année un stagiaire de master pour suivre les populations de Sonneur du Parc. Cette année, c’est Toan Cuzin en Master « Biodiversité, écologie, évolution » à l’Université de Perpignan qui a mené l’étude.
Ce stage est financé par l’Union européenne et la région Grand Est.
Photos : ©PNRFO













