3 décembre 2025
Cette année, deux écoles du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient lancent le dispositif d’aire terrestre éducative (ATE) : l’école de Mesnil-Saint-Père et celle de Brévonnes ! Les deux projets ont pu être lancés avec l’appui de Nicolas Lété, chargé de mission Education à l’Environnement et au Développement Durable du PnrFO, et seront encadrés par le Centre Yvonne Martinot (Ligue de l’Enseignement). Elles emboîtent le pas aux établissements de Piney et de Brienne-le-Château, qui ont mis en place des aires terrestres éducatives les années précédentes, encadrées par le CPIE Sud Champagne.
Un formidable outil pédagogique pour reconnecter les élèves à la nature
Mais une aire terrestre éducative, c’est quoi ? Le dispositif des aires éducatives permet à des élèves de gérer, de manière participative, une portion d’espace naturel terrestre, marin ou fluvial. En 2025, on en compte déjà près de 1500 en France !
Ce projet éco-citoyen a été imaginé par les enfants de l’école primaire de Vaitahu (Polynésie Française) qui voulaient protéger la baie présente devant l’établissement. Le dispositif d’aires éducatives venait de naître ! Formidable outil pédagogique, il permet de :
- former les plus jeunes à l’éco-citoyenneté et au développement durable ;
- reconnecter les élèves à la nature et à leur territoire ;
- favoriser le dialogue entre les élèves et les acteurs de la nature (usagers, acteurs économiques, gestionnaires d’espaces naturels, etc.).
Des aires terrestres choisies par les élèves
A Brévonnes, 3 sites potentiels ont été identifiés et doivent être soumis aux élèves. Ce projet d’ATE s’inscrit dans une démarche de développement durable sur le long terme de la part de l’école. Le Parc a notamment accompagné l’établissement en 2024/2025 pour la labellisation de territoire E3D (territoire en Démarche globale de Développement Durable).
A Mesnil-Saint-Père, le projet est concrétisé depuis le mois d’octobre avec une aire choisie par les élèves de CE2, CM1 et CM2. Après un travail d’étude sur le terrain et d’échanges avec la mairie qui a permis un travail croisé entre cours de sciences, géographie, français et EMC, ces derniers ont participé à un vote pour choisir entre plusieurs sites proposés par la commune. C’est le verger communal qui a obtenu la majorité des voix et qui va désormais être le site géré par les élèves !









