29 juillet 2026
Ce petit crapaud emblématique de nos forêts dépasse rarement les 5cm, il est reconnaissable à son ventre jaune vif marbré de noir, qu’il exhibe en cas de danger, et à ses pupilles en forme de cœur.
On le retrouve dans des petits points d’eau temporaires, lors de sa période de reproduction entre Avril et Septembre.
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Ornières en forêt, exemple de petit point d’eau temporaire idéal pour la reproduction du Sonneur à ventre jaune.
Le reste de l’année, il s’abrite sous des tas de bois, de feuilles ou de pierres, dans des souches ou encore dans des galeries creusées par des petits mammifères pour se protéger du froid.
Comme pour les empreintes digitales chez l’humain, chaque Sonneur à ventre jaune possède un motif ventral unique, de sa métamorphose jusqu’à l’âge adulte. Ces motifs nous permettent ainsi de les reconnaître lors des captures, car ceux-ci sont photographiés et référencés.
Le saviez-vous ?
Le plus vieux Sonneur à ventre jaune suivi en France, surnommé affectueusement « Pépère », a été photographié pour la première fois en 1996. Il aurait alors au moins 30 ans.
Dans le Parc, plusieurs individus capturés au cours des 11 dernières années ont étés recapturés cette année, preuve de leur longévité.
Depuis 2019, le PNRFO prend en charge le suivi des populations du batracien au sein du Parc.
Malgré un nombre record d’individus identifiés : 446 individus cette année contre 393 en 2025, les tendances globales sont malheureusement à la baisse.
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Identification d’un individu en aplatissant momentanément son ventre sur une surface transparente pour photographier et reconnaître ses taches.
Rappel important : le Sonneur à ventre jaune, comme tous les autres amphibiens de France, est strictement protégé. Sa manipulation est interdite, sauf dérogation.
Ce suivi sert d’une part à mesurer l’évolution des populations de cette espèce protégée, d’autre part à justifier la mise en place d’actions de conservation, comme la création de nouvelles pièces d’eau ou la restauration de pièces d’eau existantes mais dégradées. Ces mesures sont essentielles à la conservation de ce crapaud actuellement considéré comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de France (UICN).
Travail de suivi sur la période 2026 réalisé par Armelle Wecker, stagiaire Natura 2000 « Suivi du Sonneur à ventre jaune et développement des contrats forestiers » au pôle Environnement du PnrFO.













