Au cours des siècles, et des peuples qui s’installèrent sur le territoire du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient, croyances, pratiques et symboliques ont enrichi le territoire. De la colonne de Taranis, au cœur de l’Église de Brienne-la-Vieille, en passant par les loges templières et la présence de Napoléon, notre territoire est jalonné de traces de ce passé sauvegardé et restauré pour se souvenir de cette facette de l’histoire, qui donne au territoire un sens sacré et mystérieux.

Un écrin aux mille trésors

C’est dans ce coin de Champagne où la nature est si présente et compte de nombreux cours d’eau que, depuis l’époque celtique, les bois ont servi de refuge à de nombreuses populations.

Si plusieurs sites archéologiques remontent à la préhistoire (de nombreuses pierres taillées sont présentes en Forêt d’Orient), le monument de Taranis, à Brienne-la-Vieille, est sûrement le vestige religieux le plus ancien sur notre territoire.

Peu avant l’an mille, avec l’évangélisation du territoire national, les grands ordres monastiques trouvèrent en Forêt d’Orient un territoire propice pour s’y installer. A leur suite, les comtes de Champagne – Henri de Champagne qui fût roi de Jérusalem, Jean de Brienne, roi de Constantinople et Marie de Champagne, fille d’Aliénor d’Aquitaine, pour ne citer qu’eux – mirent en place une politique en faveur de l’Église, dont nous retrouvons encore des traces aujourd’hui.

La colonne de Taranis

Cette colonne votive, sur laquelle figurent cinq dieux, fût érigée par les romains dans leur pratique syncrétique sur le territoire du Parc.

Située sur la rive droite de l’Aube, à Brienne-la-Vieille, l’abbaye de Basse Fontaine, édifiée en 1143, possède encore les onze arcades romanes du cloître. De nombreuses statues de la Vierge, du Christ et des Saints sont encore aujourd’hui visibles dans les églises du Parc, ainsi que des vitraux remarquables.

Fort de son histoire, le Parc naturel régional de la Forêt d’Orient est engagé dans la conservation et la valorisation du patrimoine religieux de son territoire.
En collaboration avec les acteurs du territoire et la DRAC* du Grand Est, le PNR a constitué le “Trésor des églises du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient”. Ce “trésor” rassemble de nombreux éléments religieux et décoratifs au sein d’un espace muséographique situé au cœur de l’église Saint-Quentin de Dienville. Le trésor des églises est une collection exceptionnelle qui comprend des sculptures de l’école troyenne (fin XV-XVIème), des pièces d’orfèvrerie religieuse du XV au XIXème, calices ciboires, ostensoirs, reliquaires et burettes.

*DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles

Le Trésor des Eglises du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient

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